Radio et médias

  • Penser l’antiracisme, pour une contre-offensive, Université d’automne 2015 de la LDH, 28 & 29 novembre 2015. Vidéo
  • On assiste à une racialisation du débat politique, débat avec Ornella Guyet, Clarifications, 14 février 2015. Confusionnisme.info
  • Deux poids, deux mesures, émission du 21/01/2015, «Oui, mais bon», proposée par Michel Ezran. Voix Contre Oreille

Retour sur les événements des 7 & 9 janvier 2015. Après l’émotion, l’unanimisme, nous rentrons dans le temps de l’analyse mais les risques sont nombreux : confusion, amalgame, récupérations diverses et variées, et sont plus que des risques car ils sont, d’ores et déjà, avérés.

  • Créteil, et après ? Comment ne pas tomber dans le piège communautaire ?, émission du 7/12/2014, «dimanche, et après?» par Olivier Gesbert France culture

Un rassemblement sans banderole ni slogan contre l’antisémitisme, ce matin à Créteil, dans le Val-de-Marne, après l’agression d’un couple «ciblé pour ses origines juives», selon le communiqué du Parquet. «Tu es juif, donc tu as de l’argent», aurait affirmé l’un des agresseurs à ses victimes. Le jeune couple a été cambriolé, séquestré, lui roué de coups, elle violée. Un acte d’«une violence insupportable» pour François Hollande. Une agression dont «le caractère antisémite semble avéré» a rapidement déclaré le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.  Depuis, trois suspects ont été mis en examen.

En arrière-fond de cette agression, le portrait d’une commune -Créteil- «multiculturelle» où les différentes «communautés» cohabitaient bien jusqu’ici, où le vivre-ensemble était cité en exemple.  Dans Le Monde, familles et représentants de la communauté juive témoignent : des relations «parfaitement sereines», «un îlot de tranquillité», «on pensait qu’on était épargnés»…

 Une semaine après le choc provoqué par cette agression, certains se demandent comment dépasser le registre justifié de l’émotion pour s’interroger sur les leçons à en tirer : Comment lutter contre l’antisémitisme et la xénophobie sans tomber dans le piège communautaire ? Comment freiner la montée des tensions identitaires ? Notre projet républicain a-t-il échoué ?

  • Alter-égaux, émission du 6/12/2014

Alter-égaux est un nouveau rendez-vous mensuel, vidéo et long format, que vous propose Mediapart. Rokhaya Diallo y reçoit Jean-Loup Amselle autour des questions d’inégalités et d’égalité, de race et de racisme, de discrimination et d’affirmation. Mediapart

  • Aux Sources, émission publiée le 22/11/2014. Hors-Série

Dans Les Nouveaux rouges-bruns. Le racisme qui vient, Jean-Loup Amselle y reprend son travail de déconstruction des mythes anthropologiques qui ont bercé des générations de téléspectateurs d’Ushuaïa. Il nous raconte notamment pourquoi, selon lui, prendre exemple sur les tribus de Papous serait une mauvaise idée et en quoi cette idéalisation du bon sauvage des sociétés précapitalistiques, popularisée par Levi-Strauss et certains de ses héritiers, constituerait un élément essentiel de ce qu’il appelle, avec d’autres, le phénomène rouge-brun. Un phénomène contre lequel il semble urgent de lutter tant il imprègne toutes les sphères de la société française, nous prévient l’auteur.»

  • La « zemmourisation » de l’espace public
Ces idéologues rouges-bruns se servent du primitivisme pour défendre leurs idées populistes : autochtonie, valeurs communautaires, laïcité, culture populaire, etc., liant ainsi ce courant de pensée au racisme. france culture

Jean-Loup Amselle poursuit ici sa patiente et opiniâtre entreprise de déconstruction et d’anamnèse des grandes notions qui structurent la pensée et l’opinion : l’identité, le peuple, l’ethnie. L’africaniste qui pratique ce qu’il appelle l’anthropologie des « branchements », c’est-à-dire la façon dont une culture se nourrit d’influences diverses et n’est pas figée dans le temps, s’en prend aujourd’hui à la nébuleuse qui se propage dans le paysage intellectuel et médiatique et qu’on désigne comme une forme nouvelle de populisme associant une droite extrême agitant des « valeurs » et une « gauche du travail » hostile à la mondialisation et nostalgique d’un âge d’or de la solidarité ouvrière. Même si cette nébuleuse ne forme pas encore système, des idées circulent et font le pont entre les diverses tendances, incarnées par des idéologues et des intellectuels médiatiques parfaitement repérables. Elles préfigurent ce que pourrait être une nouvelle configuration dans l’air du temps, abandonnant le terrain laissé vacant par la fin des grands récits et des idéologies émancipatrices à des pensées du repli sur soi.

 « Nous sommes entrés depuis quelque temps, en France, dans une nouvelle ère, celle d’une société raciale », où « la race vaut pour le social », résume l’anthropologue. Les conflits qui traversent la société ne sont plus appréhendés en terme de classes mais dans une perspective ethnique. Une tendance lourde où les Indigènes de la République rejoignent paradoxalement le Front national, et Farida Belghoul, la militante anti-genre, Dieudonné ou Alain Soral. Une tendance alimentée par le traitement médiatique de la question sociale, qui procède par généralisations, comme dans les reportages sur les banlieues où les individus sont constamment référés à un « groupe » et jamais envisagés comme tels. Dans ce contexte d’ensemble, le phénomène des transfuges passant de l’extrême-gauche à la droite extrême s’explique aisément. Il s’opère sur fond d’un relativisme généralisé qui mine le socle de l’universalité des valeurs d’égalité de genre ou de droits humains et les repères que cette universalité offre à l’analyse politique. Ce relativisme puise ses arguments et sa rhétorique à la pensée postcoloniale qui a détrôné l’Occident de sa position de surplomb, ce qui est une bonne chose, mais a entraîné comme on peut le voir des effets pervers. « L’universel, c’est le local moins les murs », affirmait l’écrivain portugais cité par Jean-Claude Michéa, artisan discret mais efficace de l’effacement des frontières entre la gauche et la droite. Comme aux États Unis, tout discours est désormais affecté d’un indice de communauté, de culture ou de race. Et l’antisémitisme comme l’islamophobie deviennent des postures équivalentes et symétriquement acceptables, voire conjugables au sein d’un même discours.

Le diagnostic étant posé, Jean-Loup Amselle entreprend la critique de ce qu’il désigne comme la pente ethnologique du phénomène « rouge-brun » et des notions qui le charpentent : l’autochtonie, la racine, le peuple, la nation, la communauté. Il n’épargne ni le legs marxiste de l’histoire des sociétés précapitalistes ni la tendance de certains anthropologues à figer les cultures qu’ils étudient dans une forme d’essentialisme fermé aux évolutions historiques et aveugle à la dimension politique de ces sociétés dites « traditionnelles ». Il faut revenir dans le détail sur ses analyses pénétrantes. Je résumerai en citant les propos d’un de ses collègues ilien : « certes, je suis corse, mais pas à plein temps », ainsi que le renversement qu’il a proposé de la formule nietzschéenne « deviens ce que tu es », en « sois ce que tu deviens. »

  • La globalisation de l’ethnicité YouTube

Séminaire « Racialisation et Mondialisation. Héritages historiques, enjeux contemporains ».

Le chamanisme, religion d’aujourd’hui.

L’anthropologue et ethnologue africaniste français, Jean-Loup Amselle, nous livre son dernier ouvrage, Psychotropiques. La fièvre de l’Ayahuasca en forêt amazonienne, un essai sur le chamanisme comme fait culturel. Avec le tourisme, ce sont de véritables « filières du chamanisme » qui se sont développées selon lui. Il en remonte le filon.

Analyse du marché du « tourisme de soi » en Amazonie, de la médecine « chamanique » et de ses motivations… Une enquête qui s’inscrit dans les travaux de Jean-Loup Amselle autour des « primitivismes contemporains ».

  • Afrique : un continent frappé par l’effondrement de l’État France culture

Les interventions françaises en Afrique dans l’année 2013 posent la question de la démocratie, de l’État et de la nature du lien politique dans des pays comme le Mali ou la Centrafrique.
Les interventions militaires ont souligné la faiblesse de l’appareil d’État centralisé, faut-il pourtant aller jusqu’à parler de néo-colianisme ou d’Etat fantoche ? A-t-on une absence d’État et de société civile ? Mais alors, comment se redéfinit le lien politique et social, sur quel schéma et avec quel processus ?

Pour en discuter, Caroline Broué reçoit Jean-Loup Amselle, anthropologue et directeur d’études à l’EHESS. Il a notamment publié Logiques métisses : anthropologie de l’identité en Afrique et ailleurs, et plus récemment L’Occident décroché : enquête sur les postcolonialismes (2010).

L’anthropologue Jean-Loup Amselle nous livre son regard sur l’exposition « Africa Remix » au centre Beaubourg à Paris, qui réunit les œuvres de 83 artistes africains, et qui se présente comme un panorama de l’art du continent aujourd’hui. Exposition passionnante surtout par les questions qu’elle pose et les débats qu’elle suscite, tant sur un « art africain » pris dans sa globalité, occultant peut-être les individualités des artistes, que sur le concept d’art africain contemporain lui-même et notre regard d’Occidentaux. L’art africain serait-il une production occidentale ? N’y aurait-il pas là une part de néocolonialisme ? Pour Jean-Loup Amselle, l’Afrique est vue comme une immense friche, un « réservoir d’imaginaire », remède contre un intellectualisme asséché. De la « FrançAfrique » à la « FrançAfriche », il n’y aurait qu’un pas ?

  • Dominique Colas : Races et racismes : de Platon à Derrida France culture

C’est le début ce soir, d’une série d’émissions assez différentes de celles que nous faisons habituellement, émissions qui parleront plutôt de philosophie ; Nous commençons par une anthologie critique de Dominique Colas, Races et racismes : de Platon à Derrida. L’auteur y a réuni, choisi, présenté des textes sur la notion de race et de racisme, certains qui défendent le racisme, d’autres qui le réfutent ; on y trouve beaucoup de philosophes, mais aussi des psychanalystes, des sociologues et différents spécialistes de sciences sociales.

De la critique postcoloniale, on retient surtout la remise en cause de l’universalité de la raison occidentale exportant partout les Lumières. Pour Jean-Loup Amselle, cette opposition entre l’Ouest et le reste est simplificatrice : elle ignore les interférences réciproques, oublie des philosophies concurrentes de la pensée occidentale élaborées en Europe même et, enfin, méconnaît les…

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